© Baptiste Muzard.

Personnel / A dada...

Dès que j'en ai la possibilité, je travaille la plupart de mes projets personnels en argentique, en réalisant moi même et en contrôlant autant que je peux toutes les étapes (développement, numérisation ou tirage sous agrandisseur)

J'y trouve un plaisir organique, la photographie redevient un objet, presque vivant, que l'on manipule et dont il faut prendre soin, que l'on voit apparaitre, changer.

Un ami m'a fait découvrir le monde du turf et des courses, je suis tombé sous le charme des multiples ambiances qui règnent sur les champs de course et leurs gradins.

S'y mélangent

- les envies : se montrer, passer un bon moment, ou parier et s'angoisser, s'enthousiasmer?,

- les époques,

- les classes sociales,

- et même, à ma grande surprise, les générations.

Finalement, ce mélange me revoit à une partie de mon histoire :

- passer un bon moment ou se mettre la pression pour ramener des images?

- pourquoi de l'argentique, avec toutes ces contraintes, en 2016?

- pourquoi quitter mon "confort" de salarié de grands groupes, pour devenir indépendant?

“Chercher un sens à quoi que ce soit est moins le fait d’un naïf que d’un masochiste.”